Le programme Takaful de Egypta été lancé en janvier 2015, en tant que volet Transferts monétaires sous condition (TMC) du programme Takaful plus large et Karama le programme Takaful ( (Egypt) , une mesure de protection sociale phare du gouvernement de Egypt. Takaful (qui signifie Solidarité en arabe) offre un transfert mensuel de base aux ménages pauvres avec enfants, visant à réduire la pauvreté et à améliorer le développement humain. Il comprend un soutien supplémentaire pour un maximum de trois enfants, qui varie en fonction de l'âge et du niveau scolaire. Les ménages doivent respecter des conditionnalités sanitaires, notamment trois visites à une unité de santé par an, et des conditionnalités éducatives, exigeant au moins 80 % de présence scolaire. Ces conditionnalités encouragent les familles à maintenir leurs enfants à l'école et à utiliser les soins de santé.

Le programme utilise un double mécanisme de ciblage : Le ciblage géographique identifie les gouvernorats où l'incidence de la pauvreté est élevée à l'aide de cartes de la pauvreté, et un test de moyens par procuration (PMT) est utilisé pour identifier les ménages pauvres dans les districts sélectionnés. Le PMT utilise des indicateurs de pauvreté tirés de l'enquête sur les revenus, les dépenses et la consommation des ménages (HIECS) de 2012-2013.

Dans le cadre de ce programme, les ménages reçoivent un transfert mensuel de base de 325 EGP et bénéficient d'une aide supplémentaire pour un maximum de trois enfants par ménage :

  • Allocation de base pour une famille de 3 enfants bénéficiant d'une aide : 584 EGP
  • Allocation de base pour une famille avec 2 enfants bénéficiant d'une aide : 648 EGP
  • Allocation de base pour une famille dont les enfants ont plus de 18 ans : 648 EGP

Allocations pour enfants :

  • Enfant jusqu'à 6 ans : 94 EGP
  • Enfant dans l'enseignement primaire : 125 EGP
  • Enfant dans l'enseignement préparatoire (secondaire inférieur) : EGP156
  • Enfant dans l'enseignement secondaire : EGP219
  • L'enfant dans l'enseignement universitaire : 375 EGP

Mis en œuvre par le ministère de la solidarité sociale (MoSS) et cofinancé par le gouvernement et la Banque mondiale, le Takaful est un filet de sécurité sociale national ciblé et l'un des plus importants investissements de Egypt dans le développement du capital humain.

Le programme Takaful & Karama (TKP) a connu une expansion rapide. En décembre 2023, le programme TKP aura atteint les résultats suivants : 4,67 millions de ménages inscrits (dont 75 % de femmes) ; environ 17 millions de bénéficiaires directs et indirects. En outre, 90 pour cent des ménages Takaful respectent la conditionnalité en matière de santé, à savoir trois visites par an dans une unité de santé ; 77 pour cent des ménages Takaful respectent la conditionnalité en matière d'éducation, à savoir 80 pour cent de fréquentation scolaire ; et 100 pour cent des bénéficiaires sont payés par des moyens électroniques. (Banque mondiale, 2024)

Le programme Takaful & Karama a été institutionnalisé au sein du gouvernement de Egypt par le biais d'un décret législatif et d'une ligne budgétaire dédiée dans le budget national, qui a connu une croissance régulière, passant de 3,6 milliards EGP ($ 71,7 millions) en 2015 à 41 milliards EGP ($ 81,4 millions) en 2024. Le projet est soutenu par deux prêts de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) d'un montant total de $900 millions. Le projet a également bénéficié d'un financement parallèle d'un montant d'environ 1,213 milliard de dollars par l'intermédiaire du fonds fiduciaire United Kingdom au cours de sa mise en œuvre. Le projet a également reçu une petite contribution du Fonds fiduciaire nordique (pour soutenir les évaluations du handicap) et du Partenariat pour l'inclusion économique (pour soutenir le FORSA). (Banque mondiale, 2024)

La gouvernance du programme Takaful et Karama (T&K) de Egypt se caractérise le mieux par un programme de filet de sécurité sociale mis en œuvre au niveau central et ciblé au niveau national, avec un cofinancement international. Cette structure est typique de la gestion de politiques de réduction de la pauvreté à grande échelle dans les pays à revenu intermédiaire. Le programme fonctionne selon un modèle de gouvernance très centralisé, qui garantit l'application uniforme des règles et des prestations dans les 27 gouvernorats. La principale autorité administrative et de mise en œuvre est le ministère de la solidarité sociale (MoSS), une agence du gouvernement central. La conception, la gestion et l'expansion rapide du programme sont pilotées au niveau national, ce qui témoigne d'un engagement fort et de l'adhésion du gouvernement Egyptian, qui cofinance l'initiative.

Un aspect crucial de la gouvernance du T&K est son cofinancement par la Banque mondiale (par l'intermédiaire de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement). La participation de la Banque mondiale apporte des ressources financières substantielles et impose le respect des normes internationales en matière de suivi, d'évaluation et de gestion de projet. Ce partenariat comprend souvent une composante d'assistance technique (AT) dédiée, qui se concentre sur le renforcement des capacités institutionnelles, en mettant l'accent sur les meilleures pratiques, l'intégrité des données et l'amélioration continue du système (par exemple, le renforcement du test des moyens de substitution ou du mécanisme de redressement des griefs).

Enfin, bien que géré au niveau central, le modèle de gouvernance efficace reconnaît la nécessité d'un contrôle local pour garantir la responsabilité sur le terrain. Les enseignements tirés de la mise en œuvre soulignent l'importance de la mise en place de structures de gouvernance locales, telles que les comités de protection sociale. Ces comités permettent aux communautés de contrôler l'aide et de promouvoir la responsabilité locale, en veillant à ce que le programme fonctionne efficacement au niveau des bénéficiaires.

Le système du Registre national unifié (UNR) du Egypt fait office de système central d'information de gestion (MIS) pour la protection sociale et les programmes connexes. Il a été spécialement créé pour connecter et harmoniser les informations provenant de plusieurs bases de données importantes, dont le système de subventions alimentaires, le programme Takaful et Karama (T&K), les pensions sociales, les pensions générales et le ministère de l'éducation.

Rapport d'évaluation de l'impact : Egypt's Takaful Cash Transfer Program : Second round report. IFPRI, 2022.

Les résultats : Les ménages bénéficiaires possèdent plus d'actifs en général, et surtout, ils possèdent plus d'actifs productifs et de bétail. Plus précisément, les ménages ont investi dans des tracteurs, des charrues et l'irrigation. Il existe des différences statistiquement significatives entre les bénéficiaires et les non-bénéficiaires en ce qui concerne leurs enfants en âge d'aller à l'école primaire. Les enfants des bénéficiaires avaient presque 9 points de pourcentage de plus de chances d'être inscrits à l'école et les enfants en âge de fréquenter l'école préparatoire avaient 21 points de pourcentage de plus de chances d'être inscrits à l'école que les non-bénéficiaires. En outre, nous constatons une amélioration des taux de fréquentation scolaire chez les enfants de l'enseignement secondaire, principalement chez les filles.

Étude d'évaluation de l'impact du programme de transfert de fonds Takaful et Karama de Egypt. Rapport de synthèse : Résumé des principales conclusions des études d'évaluation d'impact quantitatives et qualitatives. IFPRI, 2018.

Les résultats : L'évaluation a montré que les performances de la composante Takaful étaient très positives à plusieurs égards. En termes d'impact, le programme a considérablement augmenté la consommation des diplômés du programme de 7,3% à 8,4%, un taux comparable à celui d'autres programmes internationaux de transferts monétaires couronnés de succès. Cette amélioration de la consommation s'est directement traduite par une amélioration de la qualité des régimes alimentaires, comme en témoignent l'augmentation significative des dépenses consacrées à des groupes d'aliments de plus grande valeur (fruits, viande et volaille) et l'effet positif sur l'état nutritionnel des enfants. Le programme a également encouragé avec succès l'investissement dans le capital humain, ce qui s'est traduit par une augmentation des dépenses des ménages pour les fournitures scolaires et le transport.

1.     Rapport coût-efficacité et redistribution : Les programmes de tomographie assistée bien conçus se sont révélés être un moyen efficace de lutter contre les maladies infectieuses et d'améliorer la qualité de vie. rentable et une alternative efficace à des subventions mal ciblées. Ils sont efficaces pour la redistribution des revenus aux pauvres et l'amélioration de leurs conditions de vie.

2.     Cibler l'efficacité : L'expérience internationale, renforcée par le programme Egypt, confirme que Programmes ciblés de tomodensitométrie sont un moyen efficace d'atteindre les ménages les plus pauvres et les plus nécessiteux.

3.     Exploitation de la conditionnalité (CCT) : Ajout coresponsabilités (conditions) peuvent induire des changements de comportement positifs et accroître l'utilisation des services sociaux, en particulier l'éducation et les soins de santé, en supprimant les obstacles financiers ou en remédiant au manque de sensibilisation.

4.     L'autonomisation par la mère : Le fait de fournir les fonds directement à la mère de famille garantit que l'argent est plus susceptible d'être dépensé pour des articles bénéfiques aux enfants et pour des aliments nutritifs, ce qui a une influence positive sur l'allocation des ressources au sein du ménage.

5.     Le rôle de l'assistance technique (AT) : Il est essentiel d'intégrer une composante d'assistance technique ou d'investissement relativement modeste dans les projets axés sur les résultats. Cette composante permet aux partenaires de mise en œuvre et aux bailleurs de fonds (comme la Banque mondiale) de mettre en place et d'améliorer les systèmes opérationnels nécessaires pour fournir efficacement la majeure partie du financement par le biais des TC.

6.     Automatisation et transparence : L'automatisation est essentielle pour améliorer la transparence et renforcer les systèmes d'information de gestion (SIG). La mise à jour constante des données et les échanges entre les partenaires de vérification permettent de lutter contre la corruption et de garantir l'intégrité du programme.

7.     Harmonisation des politiques : Pour mettre en place un filet de sécurité sociale intégré et complet, il est essentiel d'harmoniser les politiques et les programmes ciblant les pauvres.

8.     Système de livraison sécurisé : La mise en œuvre d'un système sécurisé garantissant le versement des espèces sur les comptes des bénéficiaires dans un délai préétabli (par exemple, au moyen de cartes EMV sécurisées) est nécessaire pour assurer la fiabilité du service. En outre, la tenue d'un registre des personnes non éligibles (comme pour les pensionnés de Solidarité non inscrits) permet de procéder à des vérifications ultérieures et de prendre contact avec les bénéficiaires sur la base de l'évaluation de la PMT.

9.     Générer l'appropriation : L'adhésion et la contribution financière du gouvernement sont cruciales pour la durabilité d'un programme. La création de champions des acteurs du changement est essentielle pour l'adoption d'un programme.

10. Responsabilité sociale et communautaire : La mise en place de comités de responsabilité sociale permet aux communautés de contrôler l'aide sociale et de demander des comptes à ceux qui en font un usage abusif.

Le programme Takaful et Karama ne dispose pas d'un site web officiel unique, mais le ministère de la solidarité sociale (MoSS) est la principale agence de mise en œuvre, et son site web est la source d'information la plus fiable sur le programme : https://www.moss.gov.eg/ar-eg/Pages/advert-details.aspx?AdID=18

ODD 1 - Pas de pauvreté

  • Objectif 1.1 - D'ici à 2030, éradiquer l'extrême pauvreté pour tous, partout dans le monde.
    • Indicateur 1.1.1 - Proportion de la population vivant sous le seuil international de pauvreté par sexe, âge, statut d'emploi et localisation géographique (urbaine/rurale)
  • Objectif 1.2 - D'ici à 2030, réduire au moins de moitié la proportion d'hommes, de femmes et d'enfants de tous âges vivant dans la pauvreté sous toutes ses formes, selon les définitions nationales.
    • Indicateur 1.2.1 - Proportion de la population vivant sous le seuil de pauvreté national, par sexe et par âge
    • Indicateur 1.2.2 - Proportion d'hommes, de femmes et d'enfants de tous âges vivant dans la pauvreté dans toutes ses dimensions selon les définitions nationales
  • Objectif 1.3 - Mettre en œuvre des systèmes et des mesures de protection sociale appropriés au niveau national pour tous, y compris les planchers, et parvenir d'ici 2030 à une couverture substantielle des pauvres et des personnes vulnérables.
    • Indicateur 1.3.1 - Proportion de la population couverte par les socles/systèmes de protection sociale, par sexe, en distinguant les enfants, les chômeurs, les personnes âgées, les personnes handicapées, les femmes enceintes, les nouveau-nés, les victimes d'accidents du travail, les pauvres et les personnes vulnérables.

ODD 2 - Faim zéro

  • Objectif 2.1 - D'ici à 2030, éliminer la faim et garantir l'accès de tous les êtres humains, en particulier les pauvres et les personnes en situation de vulnérabilité, y compris les nourrissons, à une alimentation sûre, nutritive et suffisante tout au long de l'année.
    • Indicateur 2.1.1 - Prévalence de la sous-alimentation
    • Indicateur 2.1.2 - Prévalence de l'insécurité alimentaire modérée ou grave dans la population, sur la base de l'échelle d'expérience de l'insécurité alimentaire (FIES)
  • Objectif 2.2 - D'ici à 2030, mettre fin à toutes les formes de malnutrition, notamment en atteignant, d'ici à 2025, les objectifs convenus au niveau international en matière de retard de croissance et d'émaciation chez les enfants de moins de cinq ans, et répondre aux besoins nutritionnels des adolescentes, des femmes enceintes et allaitantes et des personnes âgées.
    • Indicateur 2.2.1 - Prévalence du retard de croissance (taille pour l'âge < 2 écarts-types par rapport à la médiane des normes de croissance de l'enfant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)) chez les enfants de moins de 5 ans.
    • Indicateur 2.2.2 - Prévalence de la malnutrition (poids pour la taille >+2 ou <-2 écart-type par rapport à la médiane des normes de croissance de l'enfant de l'OMS) chez les enfants de moins de 5 ans, par type (émaciation et surcharge pondérale)
    • Indicateur 2.2.3 - Prévalence de l'anémie chez les femmes âgées de 15 à 49 ans, par état de grossesse (en pourcentage)

ODD 3 - Bonne santé et bien-être

  • Objectif 3.1 - D'ici à 2030, réduire le taux de mortalité maternelle à moins de 70 pour 100 000 naissances vivantes.
    • Indicateur 3.1.1 - Taux de mortalité maternelle.
    • Indicateur 3.1.2 - Proportion d'accouchements assistés par du personnel de santé qualifié.
  • Objectif 3.8 - Réaliser la couverture sanitaire universelle (CSU), y compris la protection contre les risques financiers, l'accès à des services de soins de santé essentiels de qualité et l'accès à des médicaments et vaccins essentiels sûrs, efficaces, de qualité et abordables pour tous.
    • Indicateur 3.8.1 - Couverture des services de santé essentiels (définie comme la couverture moyenne des services essentiels sur la base d'interventions traceurs qui incluent la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile, les maladies infectieuses, les maladies non transmissibles et la capacité et l'accès aux services, généraux et sûrs).
    • Indicateur 3.8.2 - Proportion de la population dont les ménages consacrent une part importante de leurs dépenses à la santé par rapport à l'ensemble des dépenses ou des revenus du ménage.

ODD 5 - Égalité entre les hommes et les femmes

  • Objectif 5.4 - Reconnaître et valoriser les soins non rémunérés et le travail domestique en fournissant des services publics, des infrastructures et des politiques de protection sociale et en encourageant le partage des responsabilités au sein du ménage et de la famille, selon les besoins nationaux.
    • Indicateur 5.4.1 - Proportion du temps consacré au travail domestique et aux soins non rémunérés, par sexe, âge et lieu de résidence.

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