On reconnaît de plus en plus que la nutrition ne peut être abordée par des interventions isolées. Les discussions à la Semaine de la nutrition de Rome reflètent un changement d'orientation, passant de la question de la somme dépensée à celle de l'efficacité de l'alignement et de la prestation du financement.
Cette évolution prend de l'ampleur, notamment grâce aux efforts déployés à l'échelle mondiale pour mieux coordonner l'action des différents acteurs. L'Alliance Global contre la faim et la pauvreté s'efforce de rassembler les gouvernements, le secteur privé, les institutions multilatérales et les organisations humanitaires autour d'un objectif commun : réduire la faim grâce à des approches coordonnées à l'échelle du système. En encourageant la coordination des financements, la responsabilité partagée et le renforcement des systèmes nationaux, l'Alliance reconnaît clairement que des interventions fragmentées ne peuvent aboutir à un changement durable.
De manière encourageante, des pays tels que le Brésil, l'Éthiopie, le Pakistan et la Zambie démontrent déjà ce que des approches plus intégrées peuvent accomplir. Leurs expériences soulignent un ensemble cohérent de priorités : une coordination nationale plus forte, un meilleur suivi budgétaire, des données nutritionnelles améliorées et un financement aligné sur les stratégies nationales. Les progrès, dans ces contextes, sont autant façonnés par le leadership politique et la collaboration que par les niveaux de financement seuls.