Aujourd'hui, 2,69 milliards de personnes ne peuvent pas s'offrir une alimentation saine. Ce fait devrait nous inciter à repenser notre définition du progrès. Les indicateurs de la faim nous disent si les gens ont assez de calories pour survivre ; ils ne nous disent pas si les enfants ont les nutriments dont ils ont besoin pour grandir, apprendre et réaliser leur plein potentiel.
Le coût moyen mondial d'une alimentation saine a atteint 4,28 USD par personne par jour en 2025, soit environ 40 pour cent de plus que le seuil international d'extrême pauvreté. Pour des millions de familles, cela signifie qu'une alimentation saine est financièrement inaccessible avant même que les conflits, les chocs climatiques ou les crises économiques n'entrent en ligne de compte.
Que nécessite la transformation
Les progrès devraient se mesurer à l'aune de la capacité de chaque enfant à consommer une alimentation saine chaque jour. Atteindre cet objectif nécessite des systèmes alimentaires qui donnent la priorité aux enfants : en investissant dans une agriculture diversifiée et résiliente face au changement climatique, en renforçant les marchés locaux et en garantissant que les aliments sains sont abordables et accessibles. Cela exige également des mesures de protection sociale, telles que l'alimentation scolaire à base de produits locaux et les transferts monétaires, qui aident les familles à préserver l'alimentation des enfants en période de crise.
L’Alliance Mondiale contre la Faim et la Pauvreté offre une occasion unique d'accélérer cette transition. Mais le succès ne peut pas se mesurer uniquement en calories, en tonnes de nourriture produites ou par le nombre de personnes atteintes. Il doit être jugé à l'aune de la capacité des enfants à accéder aux régimes alimentaires diversifiés et nutritifs dont ils ont besoin pour grandir et s'épanouir.
Photo : World Vision