Objectifs :
Prévenir et combattre la pauvreté et l'exclusion sociale des enfants en garantissant aux enfants et aux jeunes menacés de pauvreté et de désavantage social l'accès à une série de services essentiels :
1. l'accès effectif et gratuit à l'éducation et à l'accueil de la petite enfance, à l'éducation et aux activités dans un contexte scolaire, à au moins un repas sain chaque jour d'école et à des soins de santé.
2. l'accès effectif à une alimentation saine et à un logement adéquat et décent.
L'accès à ces services essentiels permet de lutter contre la pauvreté des enfants tout court et de promouvoir l'égalité des chances dès le plus jeune âge, brisant ainsi les cycles intergénérationnels de la pauvreté.
Parmi les enfants et les jeunes en situation ou en risque de pauvreté et de désavantage social, il y a ceux qui, en raison de facteurs de vulnérabilité supplémentaires, sont soumis à des désavantages spécifiques.
Il s'agit notamment des enfants et des jeunes sans domicile fixe ou en situation de grave privation de logement, des personnes handicapées, des personnes atteintes d'une maladie mentale ou d'une maladie de longue durée, des enfants et des jeunes migrants ou issus de minorités ethniques, des enfants et des jeunes placés en institution, des enfants issus de familles monoparentales et des mineurs étrangers non accompagnés.
Mécanismes existants :
A) Prestations en espèces automatiques
Pour les familles, il s'agit de compléter les allocations familiales existantes, en veillant à ce qu'elles ne reçoivent pas moins de 1 464 euros par an (pour un total de 140 000 enfants actuellement couverts par l'allocation de garantie de l'enfant). Les paiements sont effectués automatiquement sur le compte bancaire du bénéficiaire et ne nécessitent aucune action, tant que le bénéficiaire perçoit les allocations familiales.
B) Centres locaux
Des politiques locales dûment adaptées aux circonstances et aux problèmes spécifiques des différents territoires et, à ce dernier niveau, une intervention sociale qui garantit l'accès effectif des enfants aux services essentiels, dans une logique d'intervention étroite et intégrée suivie par les centres locaux.
C) Gratuité des services de garde d'enfants
Cette initiative, qui n'entre pas dans le champ d'application de la garantie de l'enfant portugais mais qui y est liée et qui pourrait être ajoutée ultérieurement, vise à recadrer la perception de l'éducation et de la prise en charge de la petite enfance, car la recherche a montré son rôle essentiel dans le développement social et cognitif de l'enfant. Le nombre d'enfants couverts s'élève à 89 000 en 2023 et devrait atteindre 120 000 en 2024.A) Le premier niveau de collecte de données comprend l'identification et la caractérisation des enfants vulnérables.
Il convient de noter que certaines contraintes et omissions concernant les informations désagrégées ont été identifiées dans le cadre du travail déjà réalisé, ce qui empêche de fournir un portrait fidèle de certains sous-groupes, tels que les enfants souffrant de problèmes de santé mentale, les enfants en situation de privation sévère de logement et les enfants issus de l'immigration ou d'une minorité ethnique, en particulier les immigrés clandestins et les enfants roms. Des travaux sont en cours sur ces questions.
L'atténuation de ces lacunes en matière de données, compte tenu de l'étendue et de la nature transversale des informations à collecter concernant les domaines responsables des services essentiels mentionnés dans la recommandation et des spécificités de l'organisation nationale de ces services, implique la construction d'un système de suivi, qui est déjà en cours de conception, basé sur un travail conjoint entre les différents domaines sectoriels en vue d'une plus grande et meilleure interconnexion des données.
D'autre part, la difficulté de caractériser avec précision certaines réalités spécifiques nécessite un travail approfondi avec chacun des domaines sectoriels, ce qui peut impliquer la nécessité de développer des études de caractérisation et des enquêtes spécifiques.
B) A un deuxième niveau de collecte de données, il y a la perspective d'évaluer l'impact de la mise en œuvre des mesures qui répondent aux objectifs fixés.
Le cadre de suivi de la garantie de l'enfant impliquera l'accès à différents plans de résultats, à commencer par le plan européen, en utilisant une batterie d'indicateurs dédiés, qui sont en train d'être définis par le Comité de protection sociale.
Parallèlement, la définition des indicateurs de suivi et d'évaluation, des sources d'information et de la fréquence des rapports aux services compétents est également en cours, afin d'évaluer les objectifs quantitatifs et qualitatifs (intermédiaires et finaux).
Le suivi de la mise en œuvre du plan d'action sera assuré par une série d'indicateurs associés à chacun de ses objectifs et mesures, qui se concentrent sur l'impact et les principaux résultats obtenus par la mise en œuvre des mesures en fonction de la réalisation des objectifs d'exécution définis dans les initiatives et programmes stratégiques de base respectifs et qui contribuent à la réalisation des objectifs du plan d'action.
C) Un troisième et dernier niveau d'analyse des données concerne la dimension locale de la garantie de l'enfant.
Elle se concrétise par la construction d'une matrice de suivi au niveau municipal, qui permet de classer et d'identifier les différentes municipalités en fonction de la vulnérabilité de leurs enfants et des ménages respectifs, de classer les territoires en fonction des priorités d'intervention, ainsi que d'évaluer l'évolution des problèmes identifiés.
Pour construire une telle matrice, la Garantie pour l'enfance mène un travail au niveau de la construction d'un indicateur composite qui permet une évaluation ordinale et quantitative de la vulnérabilité des enfants et des jeunes sur le territoire.
Cet indicateur, appelé indicateur de vulnérabilité, vise à résumer en une seule mesure les informations provenant des différents attributs présélectionnés comme pertinents pour la détermination de la situation de vulnérabilité des enfants et des jeunes. Parallèlement, le modèle de suivi local vise également à trouver un ensemble d'indicateurs qui nous permettent de décrire l'évolution des fragilités sociales particulières des territoires, telles que les niveaux de chômage et de pauvreté, en soutenant l'intervention à chaque instant.
En Portugal, les enfants et les jeunes âgés de 0 à 17 ans représentent aujourd'hui environ 17% de la population portugaise totale, soit environ 1,7 million de personnes.
Selon les données recueillies en 2020, 21,9% des enfants et des jeunes de Portugal étaient menacés de pauvreté ou d'exclusion sociale, un chiffre inférieur à la moyenne européenne de 24,2% (Eurostat) et, selon les dernières données nationales, ce chiffre a augmenté de 1 p.p., ce qui signifie que 22,9% des enfants âgés de moins de 18 ans sont en situation de pauvreté ou d'exclusion sociale (INE - Institut national de la statistique - Portugal).
Alors que le risque de pauvreté de la population totale s'élève actuellement à 18,4%, le risque de pauvreté des enfants atteint 20,4%, ce groupe d'âge étant celui qui présente la plus grande vulnérabilité par rapport à cet indicateur.
Il s'agit de la population ciblée. En ce qui concerne les bénéficiaires ou la proportion de la population couverte, de plus amples informations sont disponibles sur la Garantie pour l'enfant sur le site web.
La construction d'une Garantie pour l'enfant en Portugal s'appuie sur différentes ressources financières qui permettent la mise en œuvre des mesures prévues dans le Plan d'action à l'horizon 2030. Pour plus de détails, veuillez consulter le document ci-dessous (Chapitre 10. p. 52) :
La mise en œuvre, la gestion et le fonctionnement du plan d'action pour la garantie de l'enfance requièrent un modèle de gouvernance qui inclut la coopération et la coordination entre ses quatre niveaux :
Niveau I - Coordination politique
Assurée par le membre du gouvernement responsable du domaine de la solidarité et de la sécurité sociale.
Niveau II - Coordination stratégique et technique
Assurée par le coordinateur national et son équipe, assistés par le comité de soutien technique (CTA), composé de représentants des secteurs gouvernementaux responsables de la mise en œuvre des actions dans les zones d'intervention respectives.
Niveau III - Opérationnalisation
Réalisée par les organismes chargés de la mise en œuvre de la mesure au sein des centres locaux de garantie de l'enfance (NLGPI), créés dans le cadre des conseils locaux d'action sociale (CLAS), en tant que structures représentatives chargées de mettre en œuvre la recommandation du Conseil à l'échelon local.
Niveau IV - Conseil
Il est composé du Conseil consultatif intersectoriel (CCI), un organe qui émet des avis et des recommandations et vise à assurer la mobilisation, la participation et la contribution des organisations représentant la société civile, ainsi que les enfants, les jeunes et les familles.
Pour atteindre les objectifs de la garantie pour l'enfant, il est essentiel d'assurer une intervention sociale intégrée, basée sur l'action locale et la proximité des phénomènes de pauvreté et d'exclusion sociale, en tenant compte des besoins spécifiques des familles, des enfants et des jeunes afin d'assurer une identification et une mobilisation adéquates des ressources et des interventions pour résoudre les problèmes.
Dans ce contexte, la coordination avec les conseils municipaux est particulièrement importante, étant donné leur proximité privilégiée avec les populations, notamment celles dont les taux de pauvreté ou d'exclusion sociale sont les plus élevés.
Des interventions sociales coordonnées au niveau local sont cruciales pour la mise en œuvre et l'application efficaces des politiques de lutte contre la pauvreté, mais aussi pour prévenir et combattre le caractère intergénérationnel des phénomènes de pauvreté.
Une approche intégrée et communautaire contribuera ainsi à la réalisation effective des projets de vie de ceux qui constituent le segment le plus vulnérable de la société dans son ensemble et qui sont déterminants pour le développement du pays.
L'intervention des autorités locales, en complément des politiques publiques nationales, permet d'identifier et de répondre rapidement et rigoureusement aux principaux défis et d'assurer une mobilisation concrète des ressources efficaces et nécessaires.
La structure locale la plus à même de répondre est le réseau social, en promouvant, par le biais de ses organes, un vaste travail de partenariat axé sur la planification stratégique de l'intervention sociale locale, impliquant les différents acteurs sociaux, de nature et de zone d'intervention différentes, afin de contribuer à l'éradication de la pauvreté et de l'exclusion sociale et à la promotion du développement social à l'échelon local.
La désignation de points focaux locaux et le développement d'un modèle d'intervention local permettent de maximiser les ressources humaines et financières, d'éviter la duplication des réponses et de qualifier l'intervention au niveau de la prévention et du suivi des situations de pauvreté et de vulnérabilité sociale, en se concentrant sur les enfants et les jeunes, leurs familles et la communauté.
Par conséquent, dans le cadre des Conseils locaux d'action sociale, il est essentiel de créer des Unités locales de garantie pour l'enfance (NLGPI) destinées aux enfants, aux jeunes et aux familles en situation de vulnérabilité sociale qui, grâce à l'optimisation des ressources existantes, au renforcement des synergies et dans un contexte de coopération efficace et de mise en œuvre conjointe des politiques nationales et locales, en accordant une attention particulière aux spécificités de chaque territoire, et sur la base d'une approche intégrée et multidisciplinaire, permettent de répondre efficacement aux besoins des enfants et de leurs familles, en promouvant la cohésion et le développement social par la promotion d'une intégration sociale efficace.
La mise en œuvre du modèle d'intervention implique le respect des hypothèses méthodologiques suivantes en matière de réseaux sociaux :
1. L'existence d'un diagnostic doit comprendre une description du phénomène de la pauvreté des enfants sur le territoire et des problèmes identifiés pour assurer l'accès aux services essentiels ;
2. Le plan de développement social avec un axe stratégique de prévention et d'intervention dans le cadre du phénomène de la pauvreté infantile ;
La mise en place des unités locales de garantie pour l'enfance (NLGPI) doit se faire lors des sessions plénières des conseils locaux d'action sociale (CLAS) et leur composition doit inclure des partenaires impliqués dans l'accueil de la petite enfance, l'éducation, la santé, la nutrition, le logement, la promotion de l'inclusion sociale et de l'intégration, la protection des droits des enfants et des jeunes, la non-discrimination et la promotion de l'égalité.
Tous les enfants couverts par la nouvelle prestation sociale de garantie de l'enfance doivent être accompagnés par les centres locaux de garantie de l'enfance, en coopération avec la coordination nationale de la garantie de l'enfance, afin d'assurer leur accès effectif aux services essentiels, en suivant les recommandations d'intervention et de suivi intégrés.
Indicateurs sélectionnés (représentent les données disponibles à ce jour)
i) Indicateurs de suivi transversaux
-Taux de risque de pauvreté après transferts sociaux :
18,4% 2020
17,0% 2023
ii )Protection sociale et action sociale
-Nombre de familles avec enfants accompagnées par les services d'information et de soutien de l'action sociale :
Terre ferme - 59909
Açores (ISSA) - 2564
Madère (ISSM) - 3243
(2021)
Terre ferme - 72574
Açores (ISSA) - 1767
Madère (ISSM) - 2429
(2023)
iii) Services de qualité
-Taux de couverture des réponses sociales pour la petite enfance sur le continent :
48,8%
(2020)
51,3%
(2022)
55,2%
(2023)
-Nombre d'enfants âgés de 0 à 3 ans bénéficiant de l'accès gratuit aux services d'éducation et d'accueil de la petite enfance :
31 589
(Déc. 2021)
91 150
(Déc. 2023)
-Taux de préscolarisation (taux de scolarisation dans le préscolaire) :
Total - 96,2%
(2020/21)
Total - 98,3%
(2021/22)
Total - 99,4%
(2022/2023)
-Nombre d'étudiants inscrits dans la zone principale Portugal, bénéficiaires de l'aide sociale scolaire, par niveau d'éducation, cycle d'études et niveau de revenu :
Total : 357347
(2019/20)
Total : 416952
(2021/22)- Une analyse de l'évolution du risque de pauvreté au fil des ans montre que les enfants sont les plus touchés par les crises qui affectent la population ;
- Dans les familles avec enfants, la composition du ménage est un facteur aggravant de l'exposition à la pauvreté ou à l'exclusion sociale.
-Coordination nationale de la garantie de l'enfant et Institut de sécurité sociale, I.P. (ISS).
ODD 1 - Pas de pauvreté
- Objectif 1.1 - D'ici à 2030, éradiquer l'extrême pauvreté pour tous, partout dans le monde, actuellement mesurée comme le nombre de personnes vivant avec moins de $1,25 par jour.
- Indicateur 1.1.1 - Proportion de la population vivant sous le seuil international de pauvreté par sexe, âge, statut d'emploi et localisation géographique (urbaine/rurale)
- Objectif 1.2 - D'ici à 2030, réduire au moins de moitié la proportion d'hommes, de femmes et d'enfants de tous âges vivant dans la pauvreté sous toutes ses formes, selon les définitions nationales.
- Indicateur 1.2.1 - Proportion de la population vivant sous le seuil de pauvreté national, par sexe et par âge
- Indicateur 1.2.2 - Proportion d'hommes, de femmes et d'enfants de tous âges vivant dans la pauvreté dans toutes ses dimensions selon les définitions nationales
- Objectif 1.3 - Mettre en œuvre des systèmes et des mesures de protection sociale appropriés au niveau national pour tous, y compris les planchers, et parvenir d'ici 2030 à une couverture substantielle des pauvres et des personnes vulnérables.
- Indicateur 1.3.1 - Proportion de la population couverte par les socles/systèmes de protection sociale, par sexe, en distinguant les enfants, les chômeurs, les personnes âgées, les personnes handicapées, les femmes enceintes, les nouveau-nés, les victimes d'accidents du travail, les pauvres et les personnes vulnérables.
ODD 4 - Une éducation de qualité
- Objectif 4.2 - D'ici à 2030, faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons aient accès à des services de qualité en matière de développement de la petite enfance, de soins et d'éducation préprimaire, afin qu'ils soient prêts pour l'enseignement primaire.
- Indicateur 4.2.1 - Proportion d'enfants âgés de 24 à 59 mois dont le développement est en bonne voie sur le plan de la santé, de l'apprentissage et du bien-être psychosocial, par sexe
- Indicateur 4.2.2 - Taux de participation à l'apprentissage organisé (un an avant l'âge officiel d'entrée dans le primaire), par sexe.
ODD 1 - Pas de pauvreté
- Objectif 1.1 - D'ici à 2030, éradiquer l'extrême pauvreté pour tous, partout dans le monde, actuellement mesurée comme le nombre de personnes vivant avec moins de $1,25 par jour.
- Indicateur 1.1.1 - Proportion de la population vivant sous le seuil international de pauvreté par sexe, âge, statut d'emploi et localisation géographique (urbaine/rurale)
- Objectif 1.2 - D'ici à 2030, réduire au moins de moitié la proportion d'hommes, de femmes et d'enfants de tous âges vivant dans la pauvreté sous toutes ses formes, selon les définitions nationales.
- Indicateur 1.2.1 - Proportion de la population vivant sous le seuil de pauvreté national, par sexe et par âge
- Indicateur 1.2.2 - Proportion d'hommes, de femmes et d'enfants de tous âges vivant dans la pauvreté dans toutes ses dimensions selon les définitions nationales
- Objectif 1.3 - Mettre en œuvre des systèmes et des mesures de protection sociale appropriés au niveau national pour tous, y compris les planchers, et parvenir d'ici 2030 à une couverture substantielle des pauvres et des personnes vulnérables.
- Indicateur 1.3.1 - Proportion de la population couverte par les socles/systèmes de protection sociale, par sexe, en distinguant les enfants, les chômeurs, les personnes âgées, les personnes handicapées, les femmes enceintes, les nouveau-nés, les victimes d'accidents du travail, les pauvres et les personnes vulnérables.
ODD 4 - Une éducation de qualité
- Objectif 4.2 - D'ici à 2030, faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons aient accès à des services de qualité en matière de développement de la petite enfance, de soins et d'éducation préprimaire, afin qu'ils soient prêts pour l'enseignement primaire.
- Indicateur 4.2.1 - Proportion d'enfants âgés de 24 à 59 mois dont le développement est en bonne voie sur le plan de la santé, de l'apprentissage et du bien-être psychosocial, par sexe
- Indicateur 4.2.2 - Taux de participation à l'apprentissage organisé (un an avant l'âge officiel d'entrée dans le primaire), par sexe.
Objectifs :
Prévenir et combattre la pauvreté et l'exclusion sociale des enfants en garantissant aux enfants et aux jeunes menacés de pauvreté et de désavantage social l'accès à une série de services essentiels :
1. l'accès effectif et gratuit à l'éducation et à l'accueil de la petite enfance, à l'éducation et aux activités dans un contexte scolaire, à au moins un repas sain chaque jour d'école et à des soins de santé.
2. l'accès effectif à une alimentation saine et à un logement adéquat et décent.
L'accès à ces services essentiels permet de lutter contre la pauvreté des enfants tout court et de promouvoir l'égalité des chances dès le plus jeune âge, brisant ainsi les cycles intergénérationnels de la pauvreté.
Parmi les enfants et les jeunes en situation ou en risque de pauvreté et de désavantage social, il y a ceux qui, en raison de facteurs de vulnérabilité supplémentaires, sont soumis à des désavantages spécifiques.
Il s'agit notamment des enfants et des jeunes sans domicile fixe ou en situation de grave privation de logement, des personnes handicapées, des personnes atteintes d'une maladie mentale ou d'une maladie de longue durée, des enfants et des jeunes migrants ou issus de minorités ethniques, des enfants et des jeunes placés en institution, des enfants issus de familles monoparentales et des mineurs étrangers non accompagnés.
Mécanismes existants :
A) Prestations en espèces automatiques
Pour les familles, il s'agit de compléter les allocations familiales existantes, en veillant à ce qu'elles ne reçoivent pas moins de 1 464 euros par an (pour un total de 140 000 enfants actuellement couverts par l'allocation de garantie de l'enfant). Les paiements sont effectués automatiquement sur le compte bancaire du bénéficiaire et ne nécessitent aucune action, tant que le bénéficiaire perçoit les allocations familiales.
B) Centres locaux
Des politiques locales dûment adaptées aux circonstances et aux problèmes spécifiques des différents territoires et, à ce dernier niveau, par une intervention sociale qui assure l'accès effectif des enfants aux services essentiels, dans une logique d'intervention rapprochée et intégrée, suivie par les Centres locaux.
C) Gratuité des services de garde d'enfants
Cette initiative, qui n'entre pas dans le champ d'application de la garantie de l'enfant portugais mais qui y est liée et qui pourrait être ajoutée ultérieurement, vise à recadrer la perception de l'éducation et de la prise en charge de la petite enfance, car la recherche a montré son rôle essentiel dans le développement social et cognitif de l'enfant. Le nombre d'enfants couverts s'élève à 89 000 en 2023 et devrait atteindre 120 000 en 2024.A) Le premier niveau de collecte de données comprend l'identification et la caractérisation des enfants vulnérables.
Il convient de noter que certaines contraintes et omissions concernant les informations désagrégées ont été identifiées dans le cadre du travail déjà réalisé, ce qui empêche de fournir un portrait fidèle de certains sous-groupes, tels que les enfants souffrant de problèmes de santé mentale, les enfants en situation de privation sévère de logement et les enfants issus de l'immigration ou d'une minorité ethnique, en particulier les immigrés clandestins et les enfants roms. Des travaux sont en cours sur ces questions.
L'atténuation de ces lacunes en matière de données, compte tenu de l'étendue et de la nature transversale des informations à collecter concernant les domaines responsables des services essentiels mentionnés dans la recommandation et des spécificités de l'organisation nationale de ces services, implique la construction d'un système de suivi, qui est déjà en cours de conception, basé sur un travail conjoint entre les différents domaines sectoriels en vue d'une plus grande et meilleure interconnexion des données.
D'autre part, la difficulté de caractériser avec précision certaines réalités spécifiques nécessite un travail approfondi avec chacun des domaines sectoriels, ce qui peut impliquer la nécessité de développer des études de caractérisation et des enquêtes spécifiques.
B) A un deuxième niveau de collecte de données, il y a la perspective d'évaluer l'impact de la mise en œuvre des mesures qui répondent aux objectifs fixés.
Le cadre de suivi de la garantie de l'enfant impliquera l'accès à différents plans de résultats, à commencer par le plan européen, en utilisant une batterie d'indicateurs dédiés, qui sont en train d'être définis par le Comité de protection sociale.
Parallèlement, la définition des indicateurs de suivi et d'évaluation, des sources d'information et de la fréquence des rapports aux services compétents est également en cours, afin d'évaluer les objectifs quantitatifs et qualitatifs (intermédiaires et finaux).
Le suivi de la mise en œuvre du plan d'action sera assuré par une série d'indicateurs associés à chacun de ses objectifs et mesures, qui se concentrent sur l'impact et les principaux résultats obtenus par la mise en œuvre des mesures en fonction de la réalisation des objectifs d'exécution définis dans les initiatives et programmes stratégiques de base respectifs et qui contribuent à la réalisation des objectifs du plan d'action.
C) Un troisième et dernier niveau d'analyse des données concerne la dimension locale de la garantie de l'enfant.
Elle se concrétise par la construction d'une matrice de suivi au niveau municipal, qui permet de classer et d'identifier les différentes municipalités en fonction de la vulnérabilité de leurs enfants et des ménages respectifs, de classer les territoires en fonction des priorités d'intervention, ainsi que d'évaluer l'évolution des problèmes identifiés.
Pour construire une telle matrice, la Garantie pour l'enfance mène un travail au niveau de la construction d'un indicateur composite qui permet une évaluation ordinale et quantitative de la vulnérabilité des enfants et des jeunes sur le territoire.
Cet indicateur, appelé indicateur de vulnérabilité, vise à résumer en une seule mesure les informations provenant des différents attributs présélectionnés comme pertinents pour la détermination de la situation de vulnérabilité des enfants et des jeunes. Parallèlement, le modèle de suivi local vise également à trouver un ensemble d'indicateurs qui nous permettent de décrire l'évolution des fragilités sociales particulières des territoires, telles que les niveaux de chômage et de pauvreté, en soutenant l'intervention à chaque instant.
- Une analyse de l'évolution du risque de pauvreté au fil des ans montre que les enfants sont les plus touchés par les crises qui affectent la population ;
- Dans les familles avec enfants, la composition du ménage est un facteur aggravant de l'exposition à la pauvreté ou à l'exclusion sociale.
Transfert monétaire conditionnel (TMC) ; accès à l'éducation de base ; accès à un logement adéquat ; programmes intégrés pour le développement du capital humain, y compris la santé, l'éducation et le développement de la petite enfance.
-Coordination nationale de la garantie de l'enfant et Institut de sécurité sociale, I.P. (ISS).
La mise en œuvre, la gestion et le fonctionnement du plan d'action pour la garantie de l'enfance requièrent un modèle de gouvernance qui inclut la coopération et la coordination entre ses quatre niveaux :
Niveau I - Coordination politique
Assurée par le membre du gouvernement responsable du domaine de la solidarité et de la sécurité sociale.
Niveau II - Coordination stratégique et technique
Assurée par le coordinateur national et son équipe, assistés par le comité de soutien technique (CTA), composé de représentants des secteurs gouvernementaux responsables de la mise en œuvre des actions dans les zones d'intervention respectives.
Niveau III - Opérationnalisation
Réalisée par les organismes chargés de la mise en œuvre de la mesure au sein des centres locaux de garantie de l'enfance (NLGPI), créés dans le cadre des conseils locaux d'action sociale (CLAS), en tant que structures représentatives chargées de mettre en œuvre la recommandation du Conseil à l'échelon local.
Niveau IV - Conseil
Il est composé du Conseil consultatif intersectoriel (CCI), un organe qui émet des avis et des recommandations et vise à assurer la mobilisation, la participation et la contribution des organisations représentant la société civile, ainsi que les enfants, les jeunes et les familles.
Pour atteindre les objectifs de la garantie pour l'enfant, il est essentiel d'assurer une intervention sociale intégrée, basée sur l'action locale et la proximité des phénomènes de pauvreté et d'exclusion sociale, en tenant compte des besoins spécifiques des familles, des enfants et des jeunes afin d'assurer une identification et une mobilisation adéquates des ressources et des interventions pour résoudre les problèmes.
Dans ce contexte, la coordination avec les conseils municipaux est particulièrement importante, étant donné leur proximité privilégiée avec les populations, notamment celles dont les taux de pauvreté ou d'exclusion sociale sont les plus élevés.
Des interventions sociales coordonnées au niveau local sont cruciales pour la mise en œuvre et l'application efficaces des politiques de lutte contre la pauvreté, mais aussi pour prévenir et combattre le caractère intergénérationnel des phénomènes de pauvreté.
Une approche intégrée et communautaire contribuera ainsi à la réalisation effective des projets de vie de ceux qui constituent le segment le plus vulnérable de la société dans son ensemble et qui sont déterminants pour le développement du pays.
L'intervention des autorités locales, en complément des politiques publiques nationales, permet d'identifier et de répondre rapidement et rigoureusement aux principaux défis et d'assurer une mobilisation concrète des ressources efficaces et nécessaires.
La structure locale la plus à même de répondre est le réseau social, en promouvant, par le biais de ses organes, un vaste travail de partenariat axé sur la planification stratégique de l'intervention sociale locale, impliquant les différents acteurs sociaux, de nature et de zone d'intervention différentes, afin de contribuer à l'éradication de la pauvreté et de l'exclusion sociale et à la promotion du développement social à l'échelon local.
La désignation de points focaux locaux et le développement d'un modèle d'intervention local permettent de maximiser les ressources humaines et financières, d'éviter la duplication des réponses et de qualifier l'intervention au niveau de la prévention et du suivi des situations de pauvreté et de vulnérabilité sociale, en se concentrant sur les enfants et les jeunes, leurs familles et la communauté.
Par conséquent, dans le cadre des Conseils locaux d'action sociale, il est essentiel de créer des Unités locales de garantie pour l'enfance (NLGPI) destinées aux enfants, aux jeunes et aux familles en situation de vulnérabilité sociale qui, grâce à l'optimisation des ressources existantes, au renforcement des synergies et dans un contexte de coopération efficace et de mise en œuvre conjointe des politiques nationales et locales, en accordant une attention particulière aux spécificités de chaque territoire, et sur la base d'une approche intégrée et multidisciplinaire, permettent de répondre efficacement aux besoins des enfants et de leurs familles, en promouvant la cohésion et le développement social par la promotion d'une intégration sociale efficace.
La mise en œuvre du modèle d'intervention implique le respect des hypothèses méthodologiques suivantes en matière de réseaux sociaux :
1. L'existence d'un diagnostic doit comprendre une description du phénomène de la pauvreté des enfants sur le territoire et des problèmes identifiés pour assurer l'accès aux services essentiels ;
2. Le plan de développement social avec un axe stratégique de prévention et d'intervention dans le cadre du phénomène de la pauvreté infantile ;
La mise en place des unités locales de garantie pour l'enfance (NLGPI) doit se faire lors des sessions plénières des conseils locaux d'action sociale (CLAS) et leur composition doit inclure des partenaires impliqués dans l'accueil de la petite enfance, l'éducation, la santé, la nutrition, le logement, la promotion de l'inclusion sociale et de l'intégration, la protection des droits des enfants et des jeunes, la non-discrimination et la promotion de l'égalité.
Tous les enfants couverts par la nouvelle prestation sociale de garantie de l'enfance doivent être accompagnés par les centres locaux de garantie de l'enfance, en coopération avec la coordination nationale de la garantie de l'enfance, afin d'assurer leur accès effectif aux services essentiels, en suivant les recommandations d'intervention et de suivi intégrés.
En Portugal, les enfants et les jeunes âgés de 0 à 17 ans représentent aujourd'hui environ 17% de la population portugaise totale, soit environ 1,7 million de personnes.
Selon les données recueillies en 2020, 21,9% des enfants et des jeunes de Portugal étaient menacés de pauvreté ou d'exclusion sociale, un chiffre inférieur à la moyenne européenne de 24,2% (Eurostat) et, selon les dernières données nationales, ce chiffre a augmenté de 1 p.p., ce qui signifie que 22,9% des enfants âgés de moins de 18 ans sont en situation de pauvreté ou d'exclusion sociale (INE - Institut national de la statistique - Portugal).
Alors que le risque de pauvreté de la population totale s'élève actuellement à 18,4%, le risque de pauvreté des enfants atteint 20,4%, ce groupe d'âge étant celui qui présente la plus grande vulnérabilité par rapport à cet indicateur.
Il s'agit de la population ciblée. En ce qui concerne les bénéficiaires ou la proportion de la population couverte, de plus amples informations sont disponibles sur la Garantie pour l'enfant sur le site web.
La construction d'une Garantie pour l'enfant en Portugal s'appuie sur différentes ressources financières qui permettent la mise en œuvre des mesures prévues dans le Plan d'action à l'horizon 2030. Pour plus de détails, veuillez consulter le document ci-dessous (Chapitre 10. p. 52) :