Le Registre national de l'agriculture familiale (CAF) intègre des mécanismes spécifiques pour promouvoir l'accès des publics historiquement sous-représentés aux politiques publiques. Le registre reconnaît les différents segments de l'agriculture familiale, y compris 28 segments de peuples et communautés traditionnels (PCT), réglementés par les décrets n° 6.040 et n° 8.750, et adopte des procédures et des exigences documentaires compatibles avec les spécificités de ces publics, cherchant à réduire les barrières administratives à l'enregistrement.
Comme mesure d'adaptation aux conditions territoriales, le CAF établit une validité de cinq ans pour les enregistrements émis dans la région Nord, où il existe une forte concentration de peuples et de communautés traditionnelles et de plus grands défis logistiques pour accéder aux services publics. Cette mesure réduit le besoin de déplacements fréquents pour la mise à jour des dossiers et facilite l'accès continu aux politiques publiques.
Outre les mesures déjà mises en œuvre, le ministère du Développement agraire et de l'Agriculture familiale (MDA) étudie des améliorations des règles du CAF afin de simplifier encore davantage le processus d'enregistrement et de mise à jour, notamment l'évaluation de la prolongation de la validité de cinq ans pour les peuples et communautés traditionnels sur l'ensemble du territoire national, indépendamment de leur localisation géographique.
Le CAF possède une fonction administrative et, en outre, consolide un ensemble vaste d'informations dotées d'un potentiel statistique élevé pour caractériser la diversité de l'agriculture familiale brésilienne et de ses différents segments. Les registres permettent de détailler des aspects tels que la localisation et la régionalisation, le profil et les activités productives, la géolocalisation des unités de production, l'utilisation de main-d'œuvre salariée et la composition du revenu agrégé de l'unité familiale, entre autres variables. La production et l'analyse de ces informations de manière désagrégée peuvent contribuer à identifier les inégalités territoriales et entre différents publics, à suivre leur participation aux politiques publiques et à étayer des évaluations quantitatives de la couverture, de l'accès et de la conformité, tout en soutenant l'amélioration continue des politiques destinées à l'agriculture familiale.
Le recensement agricole et d'élevage de 2017 (IBGE) a recensé 3 897 408 exploitations classées comme « agriculture familiale », ce qui représente 77% du nombre total d'exploitations agricoles et d'élevage du pays.
Évolution du CAF et couverture par rapport au Recensement agricole de 2017 {{{!}} class="wikitable" !Données !Familles enregistrées !Variation annuelle !Remarque {{!}}- {{!}}31/12/2022 {{!}}2 627 623 {{!}} - {{!}}Aucun enregistrement n'existait {{!}}- {{!}}31/12/2023 {{!}}2 803 852 {{!}} +6,71 TP113T {{!}} {{!}}- {{!}}31/12/2024 {{!}}3 033 666 {{!}} +8,21 TP113T {{!}} {{!}}- {{!}}31/12/2025 {{!}}3 805 849 {{!}} +25,5% {{!}} {{!}}- {{!}}30/06/2026 {{!}}4 005 173 {{!}} +5,11 TP113T {{!}}En 2026, croissance semestrielle {{!}}} La série chronologique met en évidence une trajectoire d'expansion constante du registre depuis 2022, année du remplacement de la Déclaration d'aptitude au Pronaf (DAP) par le CAF. Entre décembre 2022 et décembre 2025, le fichier a augmenté de 44,9%, passant de 2,6 millions à 3,8 millions de familles. On note en particulier la forte hausse enregistrée en 2025 (+25,5% sur l'année), bien supérieure au rythme des deux années précédentes — probablement liée au lancement du CAF 3.0 et au reclassement automatique des bénéficiaires du Pronaf et du PNRA.
Selon les données au 30 juin 2026 (4 005 173 familles), le CAF a dépassé, en nombre absolu, l'ensemble des exploitations agricoles familiales recensées lors du recensement de 2017, atteignant ainsi l’équivalent de 102,61 % de ce total — un jalon important pour un registre à adhésion volontaire qui, cinq ans après son entrée en vigueur, dépasse les derniers chiffres officiels du recensement disponibles dans le pays.
Note méthodologique : la comparaison avec le Recensement doit être interprétée avec précaution, dans la mesure où les unités de comptage ne sont pas identiques — le Recensement comptabilise les exploitations agricoles, tandis que le CAF comptabilise les familles/unités familiales de production agricole, et qu'il peut exister des différences de critères de classification (loi n° 11.326/2006 et décret n° 9.064/2017 par rapport à la méthodologie de l'IBGE), des cas de plusieurs exploitations par famille ou inversement, ainsi qu'un décalage temporel entre 2017 et 2026 (le Recensement agricole de 2027 n'ayant pas encore été publié). Néanmoins, cette série constitue une preuve solide d'une capillarité croissante et d'une mise à jour continue du registre en tant qu'infrastructure administrative.
Les données peuvent être segmentées par type de public, activité productive, revenu, municipalité, territoire, État, macrorégion, entre autres informations possibles.
Rapports publics mensuels :
• Coût d'exploitation et de maintenance du système CAF;
• Actions de soutien à l'enregistrement : actions de recherche et de diagnostic sur le terrain, processus et programmes de formation, communication institutionnelle et suivi/contrôle du CAF.
Gouvernance publique nationale avec coordination centrale, exécution décentralisée et articulation interinstitutionnelle. Système électronique propre exploité par un réseau autorisé, majoritairement formé par des institutions privées, ce qui combine participation et contrôle social par le biais des entités représentatives de l'agriculture familiale qui agissent en tant qu'émettrices.
Le Registre National de l'Agriculture Familiale (CAF) fonctionne selon un modèle de gouvernance publique nationale, avec une coordination centrale exercée par le Ministère du Développement Agraire et de l'Agriculture Familiale (MDA), une exécution décentralisée par le biais d'un réseau autorisé d'institutions émettrices — majoritairement privées — et une articulation interinstitutionnelle avec les organes fédéraux responsables de la validation des données et de l'exécution des politiques publiques associées.
La coordination centrale du MDA est chargée de la définition des normes relatives au registre, de la gouvernance des données, du contrôle de la qualité des informations et de la supervision du réseau des institutions émetteuses. La mise en œuvre de l'enregistrement est décentralisée et assurée par un réseau de plus de 7 500 institutions agréées — majoritairement privées, notamment des coopératives, des syndicats et des organisations de la société civile —, soutenue par environ 25 000 techniciens agréés sur l’ensemble du territoire national. Le réseau syndical représente 30% des inscriptions émises à l'échelle nationale, ce qui en fait le principal acteur individuel du réseau décentralisé.
Cette configuration associe participation et contrôle social au modèle de gouvernance, dans la mesure où les entités représentatives de l'agriculture familiale elles-mêmes — syndicats, coopératives et organisations de peuples et de communautés traditionnelles — agissent en tant qu'émettrices du registre. Le modèle rapproche la gouvernance du registre des réalités territoriales et renforce la légitimité du processus auprès des publics concernés, sans renoncer au contrôle normatif centralisé exercé par le MDA.
Base légale : Loi nº 11.326/2006 (directives de la Politique nationale de l'agriculture familiale) et Décret nº 9.064/2017 (réglementation du CAF), complétés par l'Arrêté du MDA nº 20/2025, qui régit l'accréditation des entités émettrices, et par l'Arrêté du MDA nº 19/2025, qui réglemente les mécanismes de contrôle social du registre.
Le CAF dispose de son propre système électronique, qui intègre l'enregistrement, la validation documentaire et l'interopérabilité avec des bases gouvernementales stratégiques (Registre de base du citoyen, SNCR, SIGEF, CNIS), permettant une mise à jour continue et une vérification automatisée des informations. L'articulation interinstitutionnelle s'effectue par le biais du partage automatisé de données avec les organismes chargés de la mise en œuvre des politiques publiques (Pronaf, PAA, PNAE, Garantia-Safra, entre autres), sous un contrôle normatif et dans le respect de la législation sur la protection des données personnelles.
Système électronique propre exploité par un réseau autorisé, majoritairement composé d'institutions privées, ce qui combine participation et contrôle social par le biais des entités représentatives de l'agriculture familiale qui agissent en tant qu'émettrices.
Le CAF dispose de son propre système électronique, qui intègre l'enregistrement, la validation documentaire et l'interopérabilité avec des bases gouvernementales stratégiques (Registre de base du citoyen, Système national d'enregistrement rural - SNCR, Système de gestion foncière - SIGEF, Registre national des informations sociales - CNIS), permettant une mise à jour continue et une vérification automatisée des informations. La coordination interinstitutionnelle s'effectue par le biais d'un partage automatisé de données avec les organismes chargés de la mise en œuvre des politiques publiques (Pronaf, PAA, PNAE, Garantia-Safra, entre autres), sous le contrôle des réglementations et dans le respect de la législation sur la protection des données personnelles.
La FAO et la GIZ montrent que l'interopérabilité entre les registres d'agriculteurs et les systèmes de protection sociale aide à identifier les chevauchements et les lacunes, à réduire les doublons, à soutenir un suivi et une évaluation plus désagrégés et à formaliser l'accès des populations rurales aux prestations sociales ; la Banque mondiale illustre, dans le cas de l'Ukraine, qu'un registre agraire numérique a permis un ciblage plus transparent, a évité une grande partie des erreurs de ciblage et a rendu possible une évaluation d'impact par la méthode des doubles différences.
Dans le cas brésilien, bien que les impacts socio-économiques découlent des politiques publiques et non du registre de manière isolée, le CAF constitue l'infrastructure qui permet leur ciblage et leur mise en œuvre. Des études de l'Ipea et de la vaste littérature académique constatent des effets positifs du Pronaf sur le revenu du travail dans les contextes analysés ; du PAA sur la valeur brute et la diversité de la production ; et du PNAE ainsi que des marchés publics sur le revenu des fournisseurs, avec des preuves supplémentaires d'une association positive entre les achats auprès de l'agriculture familiale et la performance scolaire. Ensemble, ces données indiquent que les registres nationaux d'agriculteurs, lorsqu'ils sont articulés à des politiques de crédit, de marchés publics et de protection sociale, contribuent à la réduction de la pauvreté rurale et de l'insécurité alimentaire.
L'articulation avec d'autres instruments de politique publique constitue l'une des principales caractéristiques du Registre national de l'agriculture familiale (CAF). Ce registre fonctionne comme une infrastructure publique de données pour l'identification et la caractérisation de l'agriculture familiale brésilienne, permettant à différentes politiques d'utiliser une base d'informations unique, standardisée et mise à jour.
Le CAF dispose d'une intégration avec des bases de données gouvernementales utilisées pour la validation et la qualification des informations cadastrales, incluant le Registre de Base du Citoyen (BCPF), le Numéro d'Identification Sociale (NIS), le Système National de Cadastre Rural (SNCR) et le Système de Gestion Foncière (SIGEF). Ces interopérabilités permettent une plus grande fiabilité des données, réduisent la nécessité pour les agriculteurs de présenter des documents et accroissent l'efficacité des processus d'enregistrement et de mise à jour.
Les informations du CAF sont également partagées de manière automatisée avec les organes et institutions responsables de la mise en œuvre des politiques publiques, permettant l'opérationnalisation de programmes de crédit, de commercialisation, d'achats publics et de protection sociale destinés à l'agriculture familiale. Parmi eux, on peut citer le Programme national de renforcement de l'agriculture familiale (Pronaf), le Programme d'acquisition d'aliments (PAA), le Programme national d'alimentation scolaire (PNAE), le Garantia-Safra, le Programme de garantie des prix pour l'agriculture familiale (PGPAF), la Politique de garantie des prix minimaux pour les produits de la sociobiodiversité (PGPM-Bio) et la retraite spéciale de l'assuré rural. Le partage respecte les hypothèses légales prévues par la législation brésilienne et les normes de protection des données personnelles.
L'utilisation d'une base de données d'enregistrement unique permet à différentes politiques publiques de partager des informations de manière sécurisée et normalisée, réduisant ainsi les coûts administratifs, évitant la duplication des enregistrements et simplifiant l'accès des agriculteurs familiaux aux programmes gouvernementaux. Dans le cadre de son agenda d'évolution, le MDA élabore également un plan visant à étendre l'interopérabilité du CAF avec d'autres registres administratifs stratégiques, notamment le Registre Environnemental Rural (CAR), le Registre Unique pour les Programmes Sociaux (CadÚnico) et le Registre Général de l'Activité de Pêche (RGP). Ces intégrations visent à réduire les redondances d'enregistrement, à simplifier l'accès des agriculteurs aux politiques publiques et à renforcer la coordination entre les différents domaines gouvernementaux.
L'utilisation des registres administratifs du CAF comme source de données statistiques élargit encore le potentiel de cette articulation. L'organisation, la qualification et le traitement statistique de ces registres peuvent produire des bases robustes pour des études, le suivi et l'évaluation des politiques publiques, y compris par le biais du croisement, dans le respect des normes de protection des données, avec les informations des programmes qui utilisent le CAF comme instrument d'identification de leurs bénéficiaires. Cette utilisation peut perfectionner les analyses de couverture, de ciblage et de résultats, et élargir les possibilités d'évaluations d'impact des politiques destinées à l'agriculture familiale, en fournissant des données probantes pour leur validation, leur révision et leur amélioration.
BRÉSIL. Loi n° 11.326, du 24 juillet 2006. Établit les lignes directrices pour la formulation de la Politique Nationale de l'Agriculture Familiale et des Entreprises Familiales Rurales.
BRÉSIL. Décret n° 9.064 du 31 mai 2017. Dispose sur l'Unité Familiale de Production Agraire, institue le Registre National de l'Agriculture Familiale (CAF) et réglemente la Loi n° 11.326/2006.
Ministère du Développement agraire et de l'Agriculture familiale (MDA). Registre national de l'agriculture familiale (CAF). Documents institutionnels, normatifs et informations sur le fonctionnement du registre. https://www.gov.br/mda/pt-br/acesso-a-informacao/acoes-e-programas/programas-projetos-acoes-obras-e-atividades/cadastro-nacional-da-agricultura-familiar
Institut de recherche en économie appliquée (IPEA). Études sur les impacts des politiques publiques destinées à l'agriculture familiale, y compris le Pronaf, le Programme d'acquisition d'aliments (PAA) et les achats publics auprès de l'agriculture familiale.
Institut brésilien de géographie et de statistique (IBGE). Recensement agricole 2017. Données sur l'agriculture familiale brésilienne.
L'expérience brésilienne démontre que la mise en œuvre d'un registre national d'agriculteurs dépend de facteurs institutionnels, juridiques, technologiques et opérationnels articulés. Une définition claire et inclusive de l'agriculture familiale, reconnue comme catégorie sociale, productive et professionnelle, a permis à l'État brésilien de structurer et d'orienter des politiques publiques de crédit, d'assistance technique, d'achats publics, de protection sociale et d'inclusion productive, contribuant au développement rural et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Dans le même temps, la portée du concept génère des défis d'opérationnalisation, exigeant des critères objectifs, des procédures adaptées aux différentes réalités territoriales et des mécanismes de validation fiables. L'équilibre entre inclusion, sécurité juridique et qualité des informations est fondamental.
Le registre doit être conçu comme une infrastructure publique de données intégrée à différentes politiques, dotée d'interopérabilité, de validation automatique et d'une réduction des exigences documentaires. Les critères de revenu doivent être évalués avec attention, car ils peuvent créer des barrières à l'accès et des défis de vérification dans des contextes d'informalité rurale.
Enfin, l'expérience met en évidence l'importance d'une gouvernance institutionnelle forte, d'un réseau décentralisé, d'une couverture large, de la qualité des données, de la protection des informations et de l'amélioration continue. Les études internationales sur les registres d'agriculteurs soulignent qu'une faible gouvernance, des données inadéquates ou une couverture insuffisante peuvent compromettre les résultats escomptés, même lorsque des solutions technologiques sont disponibles.
Du côté brésilien, MDA, Incra, Ipea, IBGE, ABC, Enap, MDS et Embrapa. Du côté international, FAO, FIDA, Banque mondiale, IICA, CEPAL et Socialprotection.org, CAF, Fórum Rural Mundial.
Système CAF, accès autorisé uniquement : https://caf.mda.gov.br/
Rapports publics mensuels : https://www.gov.br/mda/pt-br/acesso-a-informacao/acoes-e-programas/programas-projetos-acoes-obras-e-atividades/cadastro-nacional-da-agricultura-familiar/transparencia
Le CAF, en tant qu'infrastructure de données permettant des politiques de crédit, de commercialisation et de protection sociale pour l'agriculture familiale, est directement lié à trois ODD. Les objectifs, les cibles et les indicateurs les plus pertinents par rapport au champ d'application du registre et aux preuves déjà mentionnées dans les articles précédents sont présentés ci-dessous.
ODD 1 : Pas de pauvreté
• Cible 1.4 (adaptation Brésil) : d'ici 2030, garantir que tous les hommes et toutes les femmes, en particulier les pauvres et les personnes vulnérables, aient accès aux services sociaux, aux infrastructures de base, aux nouvelles technologies et aux moyens de production, aux technologies de l'information et aux ressources économiques, y compris la terre et les services financiers. Ipea
• Indicateurs : 1.4.1 – Proportion de la population vivant dans des ménages ayant accès à des services de base ; 1.4.2 – Proportion de la population adulte dont les droits fonciers sont garantis, avec une documentation reconnue par la loi. Ipea
• Adhésion au CAF : le registre facilite l'accès des agriculteurs familiaux — dont beaucoup se trouvent en situation de vulnérabilité — aux services financiers (Pronaf), à la documentation foncière (via l'intégration avec le SIGEF/SNCR) et aux politiques de protection sociale, servant de porte d'entrée institutionnelle aux droits prévus par la cible.
ODS 2 — Faim "zéro" et agriculture durable
• Cible 2.3 (adaptation Brésil, la plus directement liée au CAF) : d'ici 2030, doubler la productivité agricole et les revenus des petits producteurs alimentaires, en particulier les femmes, les agriculteurs familiaux, les peuples et les communautés traditionnelles, visant tant la production pour l'autoconsommation et la garantie de la reproduction sociale de ces populations que leur développement socio-économique, grâce à un accès sécurisé et équitable à la terre, à l'assistance technique, à des lignes de crédit spécifiques, aux marchés institutionnels et à l'associativisme. Pacte Contre la Faim
• Indicateurs : 2.3.1 – Volume de production par unité de travail par taille d'exploitation agricole/pastorale/forestière ; 2.3.2 – Revenu moyen des petits producteurs de produits alimentaires, par sexe et statut autochtone. Pacte contre la faim
• Adhésion au CAF : c'est l'objectif qui correspond le plus directement à l'objet de l'enregistrement — le CAF est l'instrument d'identification qui opérationnalise l'accès au crédit (Pronaf), aux marchés institutionnels (PAA/PNAE) et à l'assistance technique explicitement mentionnés dans le texte de l'objectif brésilien. Les données probantes d'impact déjà présentées dans la section " Base de données probantes " (augmentation des revenus via le Pronaf, le PAA et le PNAE) constituent des indicateurs empiriques de progression vers cet objectif.
ODD 10 — Réduction des inégalités
• Cible 10.2 (référence) : d'ici 2030, autonomiser et promouvoir l'inclusion sociale, économique et politique de tous, indépendamment de l'âge, du sexe, du handicap, de la race, de l'origine ethnique, de l'origine, de la religion, de la situation économique ou autre.
• Indicateur de référence : 10.2.1 – Proportion de personnes vivant en dessous de 50% du revenu médian, par âge, sexe et personnes en situation de handicap.
• Adhésion au CAF : les mécanismes d'adaptation documentaire pour les 28 segments de PCT (peuples et communautés traditionnelles), la validité différenciée de 5 ans dans la région Nord et les exigences spécifiques pour les publics historiquement sous-représentés (femmes, indigènes, quilombolas) constituent des mesures concrètes d'inclusion qui soutiennent cet objectif.
Programmes de cantines scolaires;
Promouvoir l'accès de tous aux marchés agricoles;
Promouvoir les chaînes de valeur courtes;
Programmes intégrés pour l'inclusion économique;
Programmes intégrés pour la résilience au climat et aux chocs;
Programmes intégrés pour l'équité de genre et l'autonomisation;
Marchés institutionnels, y compris les marchés publics et la fixation des prix des denrées alimentaires en faveur des pauvres
Le CAF, en tant qu'infrastructure de données permettant des politiques de crédit, de commercialisation et de protection sociale pour l'agriculture familiale, est directement lié à trois ODD. Les objectifs, les cibles et les indicateurs les plus pertinents par rapport au champ d'application du registre et aux preuves déjà mentionnées dans les articles précédents sont présentés ci-dessous.
ODD 1 : Pas de pauvreté
• Cible 1.4 (adaptation Brésil) : d'ici 2030, garantir que tous les hommes et toutes les femmes, en particulier les pauvres et les personnes vulnérables, aient accès aux services sociaux, aux infrastructures de base, aux nouvelles technologies et aux moyens de production, aux technologies de l'information et aux ressources économiques, y compris la terre et les services financiers. Ipea
• Indicateurs : 1.4.1 – Proportion de la population vivant dans des ménages ayant accès à des services de base ; 1.4.2 – Proportion de la population adulte dont les droits fonciers sont garantis, avec une documentation reconnue par la loi. Ipea
• Adhésion au CAF : le registre facilite l'accès des agriculteurs familiaux — dont beaucoup se trouvent en situation de vulnérabilité — aux services financiers (Pronaf), à la documentation foncière (via l'intégration avec le SIGEF/SNCR) et aux politiques de protection sociale, servant de porte d'entrée institutionnelle aux droits prévus par la cible.
ODS 2 — Faim "zéro" et agriculture durable
• Cible 2.3 (adaptation Brésil, la plus directement liée au CAF) : d'ici 2030, doubler la productivité agricole et les revenus des petits producteurs alimentaires, en particulier les femmes, les agriculteurs familiaux, les peuples et les communautés traditionnelles, visant tant la production pour l'autoconsommation et la garantie de la reproduction sociale de ces populations que leur développement socio-économique, grâce à un accès sécurisé et équitable à la terre, à l'assistance technique, à des lignes de crédit spécifiques, aux marchés institutionnels et à l'associativisme. Pacte Contre la Faim
• Indicateurs : 2.3.1 – Volume de production par unité de travail par taille d'exploitation agricole/pastorale/forestière ; 2.3.2 – Revenu moyen des petits producteurs de produits alimentaires, par sexe et statut autochtone. Pacte contre la faim
• Adhésion au CAF : il s'agit de l'objectif qui correspond le plus directement à l'objet de l'enregistrement — le CAF est l'instrument d'identification qui opérationnalise l'accès au crédit (Pronaf), aux marchés institutionnels (PAA/PNAE) et à l'assistance technique explicitement mentionnés dans le texte de l'objectif brésilien. Les données probantes sur l'impact déjà présentées dans la section “ Base de données probantes ” (augmentation des revenus via le Pronaf, le PAA et le PNAE) constituent des indicateurs empiriques des progrès réalisés vers cet objectif.
ODD 10 — Réduction des inégalités
• Cible 10.2 (référence) : d'ici 2030, autonomiser et promouvoir l'inclusion sociale, économique et politique de tous, indépendamment de l'âge, du sexe, du handicap, de la race, de l'origine ethnique, de l'origine, de la religion, de la situation économique ou autre.
• Indicateur de référence : 10.2.1 – Proportion de personnes vivant en dessous de 50% du revenu médian, par âge, sexe et personnes en situation de handicap.
• Adhésion au CAF : les mécanismes d'adaptation documentaire pour les 28 segments de PCT (peuples et communautés traditionnelles), la validité différenciée de 5 ans dans la région Nord et les exigences spécifiques pour les publics historiquement sous-représentés (femmes, indigènes, quilombolas) constituent des mesures concrètes d'inclusion qui soutiennent cet objectif.
Le Registre national de l'agriculture familiale (CAF) intègre des mécanismes spécifiques pour promouvoir l'accès des publics historiquement sous-représentés aux politiques publiques. Le registre reconnaît les différents segments de l'agriculture familiale, y compris 28 segments de peuples et communautés traditionnels (PCT), réglementés par les décrets n° 6.040 et n° 8.750, et adopte des procédures et des exigences documentaires compatibles avec les spécificités de ces publics, cherchant à réduire les barrières administratives à l'enregistrement.
Comme mesure d'adaptation aux conditions territoriales, le CAF établit une validité de cinq ans pour les enregistrements émis dans la région Nord, où il existe une forte concentration de peuples et de communautés traditionnelles et de plus grands défis logistiques pour accéder aux services publics. Cette mesure réduit le besoin de déplacements fréquents pour la mise à jour des dossiers et facilite l'accès continu aux politiques publiques.
Outre les mesures déjà mises en œuvre, le ministère du Développement agraire et de l'Agriculture familiale (MDA) étudie des améliorations des règles du CAF afin de simplifier encore davantage le processus d'enregistrement et de mise à jour, notamment l'évaluation de la prolongation de la validité de cinq ans pour les peuples et communautés traditionnels sur l'ensemble du territoire national, indépendamment de leur localisation géographique.
Le CAF possède une fonction administrative et, en outre, consolide un ensemble vaste d'informations dotées d'un potentiel statistique élevé pour caractériser la diversité de l'agriculture familiale brésilienne et de ses différents segments. Les registres permettent de détailler des aspects tels que la localisation et la régionalisation, le profil et les activités productives, la géolocalisation des unités de production, l'utilisation de main-d'œuvre salariée et la composition du revenu agrégé de l'unité familiale, entre autres variables. La production et l'analyse de ces informations de manière désagrégée peuvent contribuer à identifier les inégalités territoriales et entre différents publics, à suivre leur participation aux politiques publiques et à étayer des évaluations quantitatives de la couverture, de l'accès et de la conformité, tout en soutenant l'amélioration continue des politiques destinées à l'agriculture familiale.
L'expérience brésilienne démontre que la mise en œuvre d'un registre national d'agriculteurs dépend de facteurs institutionnels, juridiques, technologiques et opérationnels articulés. Une définition claire et inclusive de l'agriculture familiale, reconnue comme catégorie sociale, productive et professionnelle, a permis à l'État brésilien de structurer et d'orienter des politiques publiques de crédit, d'assistance technique, d'achats publics, de protection sociale et d'inclusion productive, contribuant au développement rural et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Dans le même temps, la portée du concept génère des défis d'opérationnalisation, exigeant des critères objectifs, des procédures adaptées aux différentes réalités territoriales et des mécanismes de validation fiables. L'équilibre entre inclusion, sécurité juridique et qualité des informations est fondamental.
Le registre doit être conçu comme une infrastructure publique de données intégrée à différentes politiques, dotée d'interopérabilité, de validation automatique et d'une réduction des exigences documentaires. Les critères de revenu doivent être évalués avec attention, car ils peuvent créer des barrières à l'accès et des défis de vérification dans des contextes d'informalité rurale.
Enfin, l'expérience met en évidence l'importance d'une gouvernance institutionnelle forte, d'un réseau décentralisé, d'une couverture large, de la qualité des données, de la protection des informations et de l'amélioration continue. Les études internationales sur les registres d'agriculteurs soulignent qu'une faible gouvernance, des données inadéquates ou une couverture insuffisante peuvent compromettre les résultats escomptés, même lorsque des solutions technologiques sont disponibles.
Crédit, assurance et services financiers inclusifs ; Programmes de repas scolaires ; Promouvoir un accès inclusif aux marchés agricoles ; Promotion des chaînes de valeur courtes ; Programmes intégrés d'inclusion économique ; Programmes intégrés de résilience climatique et face aux chocs ; Programmes intégrés pour l'égalité des genres et l'autonomisation ; Marchés institutionnels, y compris les marchés publics et la tarification des produits alimentaires favorable aux pauvres
Du côté brésilien, MDA, Incra, Ipea, IBGE, ABC, Enap, MDS et Embrapa. Du côté international, FAO, FIDA, Banque mondiale, IICA, CEPAL et Socialprotection.org, CAF, Fórum Rural Mundial.
Gouvernance publique nationale avec coordination centrale, exécution décentralisée et articulation interinstitutionnelle. Système électronique propre exploité par un réseau autorisé, majoritairement formé par des institutions privées, ce qui combine participation et contrôle social par le biais des entités représentatives de l'agriculture familiale qui agissent en tant qu'émettrices.
Le Cadastre national de l'agriculture familiale (CAF) fonctionne selon un modèle de gouvernance publique nationale, avec une coordination centrale assurée par le ministère du Développement agraire et de l'Agriculture familiale (MDA), une exécution décentralisée par le biais d'un réseau autorisé d'institutions émettrices – majoritairement privées – et une articulation interinstitutionnelle avec les organes fédéraux responsables de la validation des données et de l'exécution des politiques publiques associées.
La coordination centrale du MDA est chargée de définir les règles relatives au registre, d'assurer la gouvernance des données, de contrôler la qualité des informations et de superviser le réseau des institutions émettrices. La mise en œuvre de l'enregistrement est décentralisée et assurée par un réseau de plus de 7 500 institutions agréées – majoritairement privées, notamment des coopératives, syndicats et organisations de la société civile – soutenue par environ 25 000 techniciens agréés sur l’ensemble du territoire national. Le réseau syndical représente 30% des inscriptions émises à l’échelle nationale, ce qui en fait le principal acteur individuel du réseau décentralisé.
Cette configuration associe participation et contrôle social au modèle de gouvernance, dans la mesure où les entités représentatives de l'agriculture familiale elles-mêmes — syndicats, coopératives et organisations de peuples et de communautés traditionnelles — agissent en tant qu'émettrices du registre. Le modèle rapproche la gouvernance du registre des réalités territoriales et renforce la légitimité du processus auprès des publics concernés, sans renoncer au contrôle normatif centralisé exercé par le MDA.
Base légale : Loi nº 11.326/2006 (directives de la Politique nationale de l'agriculture familiale) et Décret nº 9.064/2017 (réglementation du CAF), complétés par l'Arrêté du MDA nº 20/2025, qui régit l'accréditation des entités émettrices, et par l'Arrêté du MDA nº 19/2025, qui réglemente les mécanismes de contrôle social du registre.
Le CAF dispose de son propre système électronique, qui intègre l'enregistrement, la validation documentaire et l'interopérabilité avec des bases gouvernementales stratégiques (Registre de base du citoyen, SNCR, SIGEF, CNIS), permettant une mise à jour continue et une vérification automatisée des informations. L'articulation interinstitutionnelle s'effectue par le biais du partage automatisé de données avec les organismes chargés de la mise en œuvre des politiques publiques (Pronaf, PAA, PNAE, Garantia-Safra, entre autres), sous un contrôle normatif et dans le respect de la législation sur la protection des données personnelles.
Le recensement agricole et d'élevage de 2017 (IBGE) a recensé 3 897 408 exploitations classées comme « agriculture familiale », ce qui représente 77% du nombre total d'exploitations agricoles et d'élevage du pays.
Évolution du CAF et couverture par rapport au Recensement agricole de 2017 {{{!}} class="wikitable" !Données !Familles enregistrées !Variation annuelle !Remarque {{!}}- {{!}}31/12/2022 {{!}}2 627 623 {{!}} – {{!}}Pas d'enregistrement {{!}}- {{!}}31/12/2023 {{!}}2 803 852 {{!}} +6,71 TP113T {{!}} {{!}}- {{!}}31/12/2024 {{!}}3 033 666 {{!}} +8,21 TP113T {{!}} {{!}}- {{!}}31/12/2025 {{!}}3 805 849 {{!}} +25,5% {{!}} {{!}}- {{!}}30/06/2026 {{!}}4 005 173 {{!}} +5,1% {{!}}En 2026, croissance semestrielle {{!}}} La série chronologique met en évidence une trajectoire d'expansion constante du fichier depuis 2022, année où la Déclaration d'aptitude au Pronaf (DAP) a été remplacée par le CAF. Entre décembre 2022 et décembre 2025, le fichier a augmenté de 44,9%, passant de 2,6 millions à 3,8 millions de familles. On note notamment la forte hausse enregistrée en 2025 (+25,5% sur l’année), bien supérieure au rythme des deux années précédentes — probablement liée au lancement du CAF 3.0 et au reclassement automatique des bénéficiaires du Pronaf et du PNRA.
Selon les données au 30 juin 2026 (4 005 173 familles), le CAF a dépassé, en nombre absolu, l'ensemble des exploitations agricoles familiales recensées lors du recensement de 2017, atteignant ainsi l’équivalent de 102,61 % de ce total — un jalon important pour un registre à adhésion volontaire qui, cinq ans après son entrée en vigueur, dépasse les derniers chiffres officiels du recensement disponibles dans le pays.
Note méthodologique : la comparaison avec le Recensement doit être interprétée avec précaution, dans la mesure où les unités de comptage ne sont pas identiques — le Recensement comptabilise les exploitations agricoles, tandis que le CAF comptabilise les familles/unités familiales de production agricole, et qu'il peut exister des différences de critères de classification (loi n° 11.326/2006 et décret n° 9.064/2017 par rapport à la méthodologie de l'IBGE), des cas de plusieurs exploitations par famille ou inversement, ainsi qu'un décalage temporel entre 2017 et 2026 (le Recensement agricole de 2027 n'ayant pas encore été publié). Néanmoins, cette série constitue une preuve solide d'une capillarité croissante et d'une mise à jour continue du registre en tant qu'infrastructure administrative.
Les données peuvent être segmentées par type de public, activité productive, revenu, municipalité, territoire, État, macrorégion, entre autres informations possibles.
Rapports publics mensuels :
• Coût d'exploitation et de maintenance du système CAF;
• Actions de soutien à l'enregistrement : actions de recherche et de diagnostic sur le terrain, processus et programmes de formation, communication institutionnelle et suivi/contrôle du CAF.
Système électronique propre exploité par un réseau autorisé, majoritairement composé d'institutions privées, ce qui combine participation et contrôle social par le biais des entités représentatives de l'agriculture familiale qui agissent en tant qu'émettrices.
Le CAF dispose de son propre système électronique, qui intègre l'enregistrement, la validation documentaire et l'interopérabilité avec des bases gouvernementales stratégiques (Registre de base du citoyen, Système national d'immatriculation rurale – SNCR, Système de gestion foncière – SIGEF, Registre national des informations sociales – CNIS), permettant une mise à jour continue et une vérification automatisée des informations. L'articulation interinstitutionnelle s'effectue par le biais du partage automatisé de données avec les organismes chargés de la mise en œuvre des politiques publiques (Pronaf, PAA, PNAE, Garantia-Safra, entre autres), sous le contrôle normatif et dans le respect de la législation sur la protection des données personnelles.